Nouvelle mission au Népal un an après le séisme

01 septembre 2016

Dans ce village, il n’y a quasi plus que des maisons en tôles et les conditions d’hygiène, déplorables, accroissent les problèmes médicaux, particulièrement gynécologiques et dermatologiques.

 

Les médecins ne se rendent pas dans les villages éloignés ayant déjà fort à faire dans les hôpitaux des villes.

 

Certains patients mettent 1 à 4 h de marche pour venir aux consultations de la mission… Avec nos collègues népalais, nous ferons 1200 consultations médicales en 7 jours.

 

Nous nous rendons compte que certains villages sont plus défavorisés en voyant l’état de dénutrition et le manque d’hygiène des personnes qui en sont venues.

 

Tous ont perdu un parent, du bétail, une partie voire la totalité de ses biens. Le traumatisme psychologique est dénié, mais bien réel chez les enfants comme chez les adultes. Nous organisons avec succès des groupes de parole avec les adultes, les adolescents, les chamanes et particulièrement avec les instituteurs pour les aider à écouter les enfants.

Une priorité s’impose : reconstruire l’école. L’urgence est telle qu’en quelques heures les villageois obtiennent les autorisations, les plans et que la construction débute dès notre départ.

 

La terre tremble toujours plusieurs fois par semaine et entretient la peur.

Nous avions connu les Népalais pauvres mais heureux. Aujourd’hui ils sont encore plus pauvres, mais surtout ils sont tristes et effrayés.

 

Ils ont plus que jamais besoin de notre aide